Dimanche 25 mai 2008 7 25 /05 /2008 03:18

Bon, ben y a pas à dire, avec un déménagement, c’est un peu dur de jongler avec les priorités et pas facile de rester attentif aux besoins des enfants : le grand et le petit. Mais je dois avouer qu’ils ont assuré : pas chiants (malgré la varicelle) et grande adaptabilité. Les mômes m’impressionnent !

 

Lors des préparatifs, rangements, mise sous cartons, je la portais pas mal au dos et elle jouait de temps en temps sur sa peau d’agneau. J’étais assez peu disponible, de plus en plus crevée. Je devinais qu’elle avait besoin de faire, mais parfois avec quelques ratés et quelques propositions refoulées, parce qu’il me semblait qu’elle ne signalait pas. A présent que j’écris, je me demande si c’est elle qui ne communiquait pas ou bien si c’est moi qui n’étais pas réceptive, ou bien un peu des deux…

 

Les premiers jours à l’arrivée, j’ai senti Romane légèrement déstabilisée par le nouveau contexte, mais ouverte et curieuse, pas inquiète mais juste en recherche d’orientation. Il fallait prendre de nouvelles habitudes… Elle ne veut plus trop du pot. Le lavabo ne semble pas lui plaire. Elle fait caca et parfois pipi dans les WC. Mais elle semble apprécier la baignoire et son rituel progressivement élaboré sur une dizaine de jours : je fais couler l’eau, tiens Romane debout sur mes genoux, elle me serre fort dans ses bras, je la met à l’aise, elle m’aide de son corps pour parvenir en position, elle fait, je la remet debout sur mes genoux pour la rhabiller, et si elle avait eu très envie de faire, elle me resserre fort dans ses bras. J’apprécie aussi beaucoup ces moments d’échange, où sur de simples choses, la communication non verbale est intense, nos deux intelligences se caressent et je palpe ma fille au cœur de ce qu’elle est, c’est une joie profonde. De fait, je lâche prise, je me mets à l’écoute de ma fille : et elle parle, pas avec des mots mais avec tout son corps et c’est merveilleux… Désormais, c’est elle qui me « dit » qu’elle a besoin de faire pipi, qu’elle soit dans mes bras ou en train de jouer par terre. Et je me ressens dans la confiance. Une grande confiance en ma fille. Elle est belle de partout ! Quand je pars, je ne prends qu’un change, je sais que je n’ai pas besoin de me charger… Je ne me ballade plus avec du PQ dans ma poche, ni un seau à choucroute dans mon sac. Les choses se passent naturellement : ma fille a un rythme d’élimination qui n’est pas plus contraignant que celui d’un bambin qu’on emmène aux toilettes. Elle a 6 mois et elle maîtrise ses sphincters. Il m’apparaît que c’est un bénéfice pour elle d’être toujours propre et un plaisir simple pour moi.

 

En somme, le déménagement n’aura été qu’un court passage. Je continue de croire qu’il n’y a pas de théorie possible sur l’hygiène naturelle, mais une pratique. Le plus simple pour apprendre, c’est de simplement retirer les couches et faire confiance au processus. Le seul obstacle possible, c’est l’esprit. Là encore, il ne faut pas voir comme une difficulté l’indice qui vous signale de vous relâcher, de devenir plus « élastique »…

Par Adriane Carette - Publié dans : Hygiène naturelle du bébé
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Commentaires

un seau à choucroute c'est quoi?
Commentaire n°1 posté par Noix_coco le 21/07/2008 à 03h00
La choucroute fraîche s'achète dans un pot en plastique avec une anse et un couvercle qui ferme hérmétiquement. Il s'agit donc d'un tout petit seau avec couvercle.
Réponse de Adriane Carette le 22/07/2008 à 01h50
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