Naissance

Dimanche 4 janvier 2009


40% des Iraniennes choisissent d'accoucher par césarienne. A Téhéran, cette proportion atteint 50% et même 60% dans les provinces d'Ispahan et Gilan. Les femmes disent redouter la douleur de la naissance par voie basse et les séquelles physiques qu'elle peut engendrer. De leur côté, les médecins sont prêts à arrêter le processus d'accouchement au moindre signe de complication, de peur de poursuites en cas d'incident. La césarienne représente de surcroît pour eux un gain de temps et d'argent. Alors que les recommandations de l'OMS préconisent un taux de naissances par césarienne de 10 à 15% les autorités de Téhéran s'inquiètent de cette "flambée" et se fixent un objectif : ramener le taux de césariennes entre 20 et 25% d'ici à 2013. Pour cela, les obstétriciens sont encouragés à apprendre les techniques soulageant les douleurs lors de l'accouchement naturel, et les responsables de la santé défendent un rôle accru pour les sages-femmes.

Source : Profession Sage-femme n°150 - Novembre 2008
AFP - 3 septembre 2008.

Par Adriane Carette
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Jeudi 18 décembre 2008
L'émission l'Attitude 91 Société du mardi 16 décembre (2ème partie) sur Télessonne portait sur l'accouchement à domicile...
http://www.telessonne.fr/web3/?Menu=Magazines
Par Adriane Carette
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Jeudi 13 novembre 2008
Ah, ça vaut le coup ! Merci Sophie Gamelin.
Excellente réflexion illustrée sur son site Projet de naissance:
http://www.projetdenaissance.com/pages/Laad__entre_hier_et_aujourdhui-1282986.html
Par Adriane Carette
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Samedi 4 octobre 2008

Bulgarie : 45 semaines
Irlande : 30 semaines
République Tchèque : 28 semaines
Royaume-Uni : 26 semaines
Hongrie : 24 semaines
Estonie : 20 semaines
Pologne : 18 semaines
Danemark : 18 semaines
Finlande : 17 semaines
Grèce : 17 semaines
Espagne : 16 semaines
France : 16 semaines
Belgique : 15 semaines
Allemagne : 14 semaines

La Commission européenne propose une directive pour porter le minimum légal de 14 à 18 semaines. En outre, un congé supplémentaire devrait être accordé en cas de naissance prématurée, d'hospitalisation du nouveau-né, de naissance d'un enfant handicapé ou de naissance multiple.
Cette proposition doit encore être approuvée par le Parlement européen et les ministres du Travail des 27 pays membres, puis transposé dans le droit national. Donc une entrée en vigueur ne se fera pas avant 2011. Mais rien n'empêche Paris de devancer Bruxelles...

Par Adriane Carette
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Lundi 29 septembre 2008

Contrairement à d'autres pays européens, force est de constater que la France n'offre toujours pas suffisamment de choix aux futures parents pour
la naissance de leur enfant.

- Alors que dans certains pays voisins, les AAD sont considérés comme un
choix tout aussi respectable et sécuritaire qu'un autre, en France ils se
font rares et sont souvent très mal acceptés par le milieu médical ;

- Malgré que des Maisons de Naissance indépendantes et situées hors des
hôpitaux existent dans de nombreux pays européens et mondiaux, en France elles n'ont toujours pas l'autorisation de fonctionner comme elles le
devraient ;

- La fermeture de plus en plus nombreuse des petites maternités ne laisse
souvent pas d'autres alternatives aux futures mamans que de faire beaucoup de kilomètres pour aller accoucher dans une « grosse » maternité de niveau 3.

- De même, beaucoup de régions n'offrent pas d'autres options aux futures
mamans que de donner la vie à l'hôpital où il est encore, dans bien des cas, difficile de faire entendre et accepter ses choix. alors que l'ouverture de plateaux techniques aux sages-femmes libérales serait une alternative
intéressante aux futurs parents désirant un accompagnement global.

C'est pourquoi une pétition nationale sur le « Libre Choix de Naissance »
a été mise en ligne.

Par cette action, il ne s'agit pas ici de prôner une pratique plus qu'une
autre, mais de réclamer plus de choix pour qu'en France, soit respecté la
décision de chacune de pouvoir accoucher :

- A domicile ;
- En Maison de Naissance ;
- En pôle physiologique ;
- Dans l'eau ;
- En accompagnement global avec accès à un plateau technique ;
- Ou même en Maternité, en ayant fait ou non un projet de naissance
qui puisse être adopté et suivi avec respect,

comme cela se pratique déjà dans d'autres pays.

Alors si vous aussi, vous trouvez important que ces choix puissent
co-exister dans toutes les régions de France et que vous voulez rester libre de choisir où et comment naîtra votre enfant, n'hésitez pas à signer et à diffuser largement cette pétition..

http://www.mesopinions.com/Petition-pour-un-Libre-Choix-de-Naissance-petition-petitions-c174de06555d756fe9acac861ed99a65.html

Merci à tous ceux et celles qui voudront bien nous rejoindre.

Delphine D. Sainsimon
Association « Libre Choix de Naissance »
http://libre-choix-naissance.over-blog.com/

Par Adriane Carette
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Lundi 29 septembre 2008
  • Vous habitez dans un département où il n'y a pas de sage-femme qui accompagne les accouchements à domicile.

 

  • Vous habitez dans un département où il y a une (ou des) sage(s)-femme(s) qui accompagne(nt) les accouchements à domicile mais la demande étant trop importante, vous ne pouvez en bénéficier.

 

  • Vous bénéficez d'un accompagnement global pour le suivi de votre grossesse mais votre sage-femme ne peut pas accompagner votre accouchement car elle n'a pas accès au plateau technique local.

 

http://perinatalite.over-blog.com/8-categorie-10252945.html

Le groupe de travail GT13 du Ciane vous propose de faire connaître la réalité de votre situation en écrivant au Conseil national de l'ordre des sages-femmes (CNOSF) au moyen d'une lettre type (voir ci-dessous) à personnaliser, ainsi qu'une copie à l'association Alliance francophone pour l'accouchement respecté (AFAR).

Nous espérons que cette action fera avancer les choses et permettra que l'offre de soins en France puisse effectivement se diversifier. Le groupe de travail réfléchit parallèlement à d'autres actions.

Consultez le lien ci-dessous pour plus d'information (quoi et où écrire ?) :
Par Adriane Carette
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Vendredi 23 novembre 2007

C'est bientôt l'aube, j'ouvre les yeux, Romane bouge un peu en râlant, Antoine me rejoint dans le lit et je tire sur lui la couette : il se pelotonne. Julien dort encore, alors je me lève...

Je déploie le placenta sous l'eau du robinet, je retourne la poche des eaux et là, il semble prendre vie entre mes doigts. Je suis impressionnée. Les veines, les rainures, les nervures... il ressemble effectivement à un arbre, c'est beau, avec le cordon comme un tronc, si long, comme une racine... sectionnée loin...

Je l'allonge sur le plateau, je l'étend comme on caresse et je contemple dans le silence de la maison, dans mon silence. Je suis consciencieuse à ma tâche et encore inconsciente.

J'étale la peinture, je ne sais pas trop comment ça va faire, mais bon ! Je vais chercher plusieurs fois du papier pour faire les décalcomanies avec du violet, puis du bleu profond, puis les deux. J'ai envie d'en faire plein, pour tenter de retrouver sur le papier la pâle empreinte de la perfection.

J'essaie sur le moulage en plâtre, mais ça ne fonctionne pas bien, ma déception est légère. Je verrai cela plus tard : la découverte du placenta efface complètement cette histoire de buste décoratif qui devient presque un souvenir breloque.

J'étale sur la table du séjour les empreintes pour attendre la réaction de Julien.

Je rinçe le placenta sous l'eau pour effaçer la peinture. Je vais le congeler,  je me dis que je vais le mettre bien à plat pour pouvoir à nouveau le contempler. L'émotion m'a prise, c'est un adieu, j'ai des larmes quelquepart et un noeud subtil dans la gorge. A quoi je dis adieu ? C'est le frère de Romane. Avant, ce genre de choses me semblaient relever du rigolo, et là je suis surprise par mon ressenti.

Je pense à la mise en terre du placenta, à l'arbre qui s'en nourrira, aurai-je encore envie de pleurer en le voyant pour la dernière fois ? Un cerisier, c'est une bonne idée. Je ne sais plus trop si j'ai envie qu'il soit enterré chez les grands-parents.La symbolique est trop forte, trop poignante. Dans le jardin de notre maison, celle que nous construirons avec Julien... C'est là que j'aimerais que perdure cette émotion, là que je voudrais voir fleurir le cerisier chaque printemps... et là, cueillir avec les enfants ses fruits...

Je congèle le placenta, bien à plat dans un sachet de marque de supermarché. Il est là...

J'écris au milieu des empreintes, près du petit bonsaï dont je rêvais pendant ma grossesse et qu'a reçu Julien pour ses trente ans. Je pense au tatouage avec un arbre de vie et mes petits que, peut-être un jour, je me ferai graver

Etonnante émotion... Les décalcomanies ne me plaisent que parce qu'elles réveillent l'empreinte qui ne peut rester vivante que dans mon coeur, dans un secret qui ne peut se partager... J'ai envie de pleurer. Elles sont là, enfin, ces larmes, à la porte de mes yeux, elles montent, deux ou trois seulement coulent, c'est si dur de se laisser aller ! Mais je suis heureuse finalement. Je vais dire adieu lentement.
 

 

Placenta-Romane-01.jpg
Par Adriane Carette
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